vitraux, gard, association, cours, stages, activités autour du vitrail

L'histoire du verre

Issu de la fusion de roches terrestres sous l’impact de météorites (Tectites), de l’action de la foudre (Fulgurites), ou encore de l’activité volcanique (Obsidienne, Basalte), le verre existe à l’état naturel depuis les origines. Au Pérou, les civilisations précolombiennes utilisaient, 2000 ans av J.C., l’obsidienne pour fabriquer des pointes de flêches et même des miroirs. Selon Pline l’ancien, naturaliste et écrivain, cela serait grâce à des caravaniers phéniciens que le verre a été obtenu pour première fois par l’action de l’homme. Lors d’une escale à l’embouchure du fleuve Belus, ceux-ci auraient mis, dans le feu de leur campement, du natron (ou natrum) provenant de leur cargaison. Il s’agit d’un carbonate de sodium hydraté naturel qui servait aux égyptiens pour conserver les momies. Sous l’action de la chaleur, le natron et le sable de la plage auraient formé des perles de verre retrouvées dans les cendres le lendemain. Il est, en fait, plus probable que la découverte du verre soit due à l’observation de résidus vitrifiés lors de la pratique d’autres activités telles que la métallurgie ou la poterie (surface vitrifiée des poteries). Les documents les plus anciens traitant de recettes de verre sont des tablettes mésopotamiennes à l’écriture cunéïforme datant du 7ème siècle avant J.C. Elles décrivent la fabrication de verres colorés ou d’émail au moyen de sable, de natron et d’additifs pour la coloration. Les premiers objets en verre sont des perles, des colliers et des statuettes en pâte de verre. Vers 1500 avant J.C., des récipients très colorés sont obtenus par moulage autour d’un noyau de sable. Il y a peu, des chercheurs ont découvert de nombreux creusets à Qantir-Piramesses, à l’est du delta du Nil. Ceux-ci contenaient des restes de verrerie rouge, bleue et incolore. Selon ces chercheurs, le verre était fabriqué dans ces creusets de céramique qui étaient ensuite cassés pour récupérer le verre. Ces blocs de verre ou "lingots" étaient alors transportés vers d’autres ateliers où ils pouvaient être refondus et façonnés. Une épave plus ancienne que les matériaux trouvés à Qantir-Piramesses a, d’ailleurs, été découverte au large des côtes Turques. Celle-ci contenait un important chargement de lingots de verre similaires en dimensions et en formes aux creusets trouvés sur le site Egyptien. L’évolution suit son cours. L’affinage est découvert en 400 av J.C., et le verre devient transparent et clair (entre 300 et 200 av J.C.). Au premier siècle avant J.C., les Syriens inventent le soufflage et réalisent avec cette technique des récipients soufflés et les premières feuilles de verre pour vitrage. Le procédé de fabrication est répandu en occident par les Egyptiens, les Syriens et les Juifs qui suivaient les légions romaines au gré de leurs conquêtes et poursuit ainsi son évolution jusqu’au 3ème siècle. Pendant cette période, le verre est soufflé dans des moules carrés, ronds ou d’autres formes avec parfois des reliefs. Le verre est également utilisé pour clore les fenêtres (fragments retrouvés dans les fouilles de Pompeï et de Saint-Remy de Provence). Le travail du verre donne lieu à d’importants mouvements de matières premières entre l’Occident et l’Orient, mais la chute de l’Empire Romain, à la fin du 3ème siècle, et les invasions barbares rendent aléatoires les approvisionnements entraînant ainsi le déclin de la fabrication de verre en Occident. En remplacement des produits minéraux naturels contenant des carbonates et des sulfates de sodium qu’ils se procuraient en Egypte, les verriers d’Occident utilisent des cendres de bois et de fougères qui contiennent des carbonates et des sulfates de potassium. Petit à petit, seuls les verres potassiques subsisteront (6ème ap J.C.). En 895, le Concile de Tribur interdit de mettre des objets dans les tombes. Ainsi ne reste-t-il presque rien de cette époque. C’est, toutefois, à cette époque que beaucoup situent le début de l’histoire du vitrail (voir le chapitre consacré au vitrail). Au 10ème siècle, de la chaux est ajoutée à la composition du verre le rendant plus stable et moins altérable notamment par l’eau. Au cours du 11ème siècle, les Vénitiens améliorent les techniques Syriennes et commercent avec tout l’Orient. Le vitrail connaît, au 12ème et 13ème siècles, une des grandes périodes de son histoire, avec des réalisations grandioses à Chartres, Paris, Poitiers, etc. Pour des raisons d’urbanisme, et afin de préserver leurs secrets de fabrication, les verriers Vénitiens se regroupent sur l’île de Murano (13ème siècle), d’où ils exportent alors vers le monde entier des objets de toutes sortes. Fabrication des premières lunettes à verres correcteurs en Italie. Deux techniques de soufflage sont utilisées à cette époque, la Bohémienne et la Normande. La technique Bohémienne (ou Lorraine): Le souffleur forme une boule et imprime, lors du soufflage, un mouvement de balancier ce qui a pour effet d’allonger la boule soufflée lui donnant ainsi la forme d’un cylindre appelé manchon. Les extrémités de ce manchon sont ouvertes, le manchon est ensuite fendu dans sa longueur et applati dans l’étendrie. Cette technique est toujours employée de nos jours, mais uniquement pour le vitrail. La technique Normande: Lors du soufflage en boule, celle-ci est percée. La force centrifuge due à la rotation de la canne effectuée par le souffleur crée un plateau circulaire plus épais au centre que sur les bords. Cette technique a été utilisée jusqu’au 19ème siècle en Angleterre. A la fin du 15ème siècle (1463), un verre incolore semblable au cristal est découvert par un verrier de Murano (Beroverio) : c’est le "cristallin de Venise ou cristallo". La bouteille fait son apparition au 16ème siècle. Les papiers huilés, les toiles cirées et les fines plaques d’albâtre qui clôturaient les fenêtres sont, peu à peu, remplacés par du verre. Le 17ème siècle compte son lot de trouvailles. Citons notamment la gravure au diamant, la découverte du verre au plomb en Angleterre (Ravenscroft en 1675) appelé "cristal" qui est plus lourd et plus réfringent, l’invention de la coulée sur table métallique (B.Perrot en 1687) permettant la fabrication de glaces de grandes dimensions. Colbert crée la Manufacture Royale de St Gobain en 1665. En 1688, Lucas de Nehou invente le laminage sur table, procédé utilisé jusqu’en 1979. A partir de 1784, du cristal est fabriqué en France à Saint-Cloud, puis à Saint-Louis en 1790, Baccarat (1823) et Sèvres (1870). A la fin du 18ème siècle, le monde du verre est révolutionné par la découverte de la soude artificielle par Nicolas Leblanc (1753-1806). Au 19ème siècle, les opérations de doucissage et de polissage, réalisées manuellement depuis le 17ème siècle en frottant les feuilles de verres les unes sur les autres se modernisent. Elle sont, à partir de 1830, effectuées de façon mécanique sur de grands plateaux circulaires, tels que la table de Delloy de 10 mètres de diamètre. Invention de la fibre de verre par Ignace Dubus-Bonnel (1836 à Lille). Création des opalines vers 1850. Le procédé de laminage entre deux rouleaux est mis au point (Pajot Descharmes 1868). Un système d’étirage plan de verre à vitre est breveté en 1871 par un Français (Varrin). D’autres suivront comme l’étirage Fourcault (1902 Belgique) et Colburn (1903 Etats-Unis). Les glaceries se modernisent, notamment grâce à l’invention du four à bassin par F. Siemens en 1872. Brevet sur la trempe thermique du verre déposé par François Royer de la Bastie en 1874. En 1879, Thomas Edison invente l’ampoule, filament incandescent dans un milieu réducteur en verre. En 1882, Otto Schott met au point la fabrication du verre borosilicaté, utilisé de nos jours en verrerie de laboratoire sous le nom de DURAN pour sa grande résistance aux chocs physiques et thermiques ainsi que pour son inaltérabilité par les produits chimiques. Du verre armé est obtenu par laminage par Léon Appert (France) en 1893. Le 20ème siècle est riche en progrès techniques. Outre les procédés d’étirage mentionnés ci-dessus, citons en 1909, le dépot d’un brevet concernant le verre feuilleté par un chimiste français, Edouard Benedictus. Ce verre sera commercialisé sous le nom de Triplex à partir de 1920. En 1915, E.C. Sullivan et H.R. Hood inventent une nouvelle formule de verre borosilicaté qui sera commercialisé et breveté sous le nom de Pyrex. Bicheroux invente, en 1919, un procédé de laminage dans lequel le verre est déversé dans une trémie créant une feuille qui est ensuite reçue sur un train de tables se déplaçant sous des rouleaux de laminage. Le procédé Pittsburgh, le douci-poli-continu ou D.P.C., est inventé en 1921. En 1932, le procédé Boudin ( St Gobain) est inventé. Le laminage est effectué entre deux rouleaux de petites sections refroidis à l’eau. M.E. Nordberg et H.R. Hood inventent le Vycor, verre contenant 96% de silice utilisé notamment pour l’enveloppe de lampes halogènes. Dans les années 1958/1959, Sir Alastair Pilkington (Angleterre) invente le verre flotté, procédé de fabrication toujours utilisé. De nos jours le verre est utilisé dans de nombreux secteurs d’activité : l’automobile, l’emballage alimentaire, l’architecture (la pyramide du Louvre), la flaconnerie, l’artisanat d’art, etc..

uzès st quentin la poterie élève école Action culturelle vers la création d'un vitrail grandeur nature stage vitrail atelier vitrail formation vitrail gard uzès maison uzès in vitraux nimes lHauts-de-Seine Île-de-

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×